L'écriture de Dhampyr
Eh oui, se lancer dans un projet comme Dhampyr implique pas mal de petites choses, que j'ai apprises et devinées au cours de l'écriture de l'histoire.
Puisque plusieurs d'entre vous me l'ont demandé, je vais vous expliquer comment je m'y prends concrètement pour écrire ce livre en ligne. Je vais vous révéler quelques méthodes qui je pense peuvent vous être utiles si vous vous lancez aussi dans l'écriture d'un roman en amateur. Si vous n'êtes pas auteur, je pense ces petits tuyaux n'en seront pas moins intéressants.
Voici ce que j'ai pu tirer jusqu'ici de cette expérience.
Qui suis-je pour donner des conseils sur l'écriture?
Tout d'abord, cher lecteur et cher lectrice, je ne suis pas un "littéraire", dans le sens où je n'ai pas de Bac L ou autre. Quelque soit donc ici la portée de mes conseils, ils n'ont que le crédit que je peux engager en tant que jeune auteur amateur non publié. Néanmoins, j'ai toujours été intéressé par la langue française, et je crois que tout ce dont je me sers pour écrire, je ne le dois qu'à mes nombreuses lectures. Si vous êtes ou avez été une bille en Français en tant que discipline scolaire, je serais plutôt du genre à vous dire de ne pas vous en faire pour ça, tant que lire est votre passion. Par ailleurs, l'un des facteurs qui font un futur auteur est surtout le fait d'avoir constamment des idées plein la tête. Certains d'entre vous se reconnaîtront certainement dans cette description.
A présent, comment dire si l'on est fait pour l'écriture?
En effet : Comment écrire un roman? Comment devenir auteur? Je vous répondrais tout simplement que l'on devient forgeron en forgeant. Ou forgeronne, d'ailleurs. A nouveau, je ne suis qu'un bête auteur amateur, mon avis ne vaut donc que ce qu'il vaut. Cependant, j'aurais tendance à dire que pour être un bon auteur, il faut un tiers d'expérience (en s'entraînant avec des nouvelles ou des brouillons), un tiers de travail (et c'est une véritable implication qui est requise) et un tiers de... eh ben, disons-le clairement, d'inné. Je crois que tout le monde ne peut pas devenir auteur. Clairement, je crois que ça doit être dit. C'est parfaitement injuste sans doute, mais je crois que c'est le cas, et au fond on le ressent tous, je crois. Pour ma part, je ne suis pas encore l'auteur que j'aimerais être tant j'ai de travail à fournir encore pour m'améliorer, mais j'ai la sincère conviction d'en être capable. Pas toujours, mais j'y crois, même si cela ne suffit pas. Nous devrions tous pouvoir juger objectivement et avec humilité nos forces et nos faiblesses. Et surtout, nous devons avoir de la patience, de l'indulgence et de la confiance en notre potentiel. Quant à vous, qui me lisez, êtes vous capable d'être un(e) bon(ne) écrivain(e)? Si vous partagez ces vues et que vous prenez notes des conseils suivants, je pense que vous mettrez vos chances de votre côté.
Qu'est-ce qui fait un bon auteur?
Une bonne histoire, cette bonne blague! Une bonne histoire requiert une bonne idée et une bonne réflexion. Trouvez une matière à sculpter et suivez-la. Je ne sais pas si ça fait de moi un bon auteur, mais avoir une bonne idée d'histoire m'aide considérablement je pense à en devenir un. Ceci dit, ça n'est pas tout. Dans mon cas, j'ai eu par hasard la chance (et je dis bien la chance) de lire un jour un article sur les Dhampires dans un livre recueillant divers articles sur les Vampires). Une ampoule s'est alors allumée dans mon crâne, et en moins de temps qu'il n'en a fallu pour le dire, je tenais un début d'histoire. Partant des personnages principaux, j'ai développé des interactions, en ai déduit des passés, des histoires, et des motivations. La chance de trouver une bonne idée, puis le flair d'en reconnaître son potentiel, et enfin le travail monstrueux (mais machiavéliquement exquis) qui en a découlé m'ont mené à cette phrase aujourd'hui.
Stephen King, un vieux de la vieille
Comment on arrive à faire une bonne histoire?
Je me permettrai de répondre par une citation. "Faites confiance à vos personnages", a dit David Gemmell, un auteur formidable qui je pense a tout compris au truc. Cela a été pour moi un conseil précieux, du vrai pain béni, pour tous les jeunes auteurs. Ceci à condition d'écrire une histoire mettant en avant les personnages (et non sur un lieu comme Lilliput, ou un concept comme l'Anneau-monde). Une autre phrase d'un grand auteur m'a également guidé, celle d'un certain Stephen King : "Dites toujours la vérité." Traduction : c'est peut être une fiction que vous écrivez, mais dites quand même la vérité. Si ça ne sonne pas vrai, ou pas vraiment, c'est que vous devez réécrire. Ce personnage aurait-il vraiment agi comme ça? Ce personnage dirait-il les choses de cette manière? Je dirais pour ma part que l'écriture est plus un art s'assimilant plus à la spéléologie qu'à la création. Vous devez dévoiler au mieux l'histoire et les personnages plus que les inventer. Vous devez les trouver et les restituer au plus proche de leur vérité.
Comment est-ce que ça se passe concrètement?
Ça peut prendre plusieurs formes. N'hésitez pas à rectifier, voir tout changer pour coller au plus fidèle de vos personnages. Il m'est au début arrivé de remarquer que j'avais deux personnages pas assez fouillés : l'ennemi juré de Géraud et le fils du directeur. N'ayant pas suffisamment à dire sur l'un et sur l'autre, je les ai "tout simplement" fusionnés. Et par magie, un tout nouveau personnage est né, Gildas, avec plein de choses formidable à nous dire et à nous révéler. Par la suite, en rejoignant les deux conseils de Gemmell et King, si vous dites la vérité et que vous faites confiance en vos personnages, vous serez parfois témoins d'une chose merveilleuse. Vous verrez vos propres personnages s'animer d'eux mêmes et agir et parler de leur volonté propre. Le chapitre 4 que je viens de mettre en ligne par exemple, m'a totalement surpris pendant son écriture, car je n'avais tout simplement pas anticipé un instant ce qui se passerait lors de la discussion entre Gildas et Manu. Ce dernier a révélé une personnalité beaucoup plus complexe que je ne l'aurai cru au départ, et dévoilé la véritable nature de sa relation avec Gildas, que je n'avais de mon propre aveu pas décelé. Je vous promets que de voir cette magie s'opérer devant vos yeux est une des plus belles surprises de l'écriture. N'hésitez pas à suivre aussi les conseils de ces deux sages. ;o)
Comment définir son intrigue et la construire?
Voilà une question que je ne me suis pas posée. A vrai dire, je ne résume pas en ces termes, l'intrigue de Dhampyr étant inexistante. C'est d'ailleurs ce que j'aime, dans l'écriture de cette histoire. Et l'action n'est pas absente pour autant de l'histoire. On ignore simplement ce qui va se passer, ce qui est le moteur et l'intérêt (à mon avis) de cette histoire. Les personnages nous mènent eux-mêmes vers les évènements. Je pourrais aussi vous parler des arcs scénaristiques qui se greffent au dessus de l'histoire principale et de leur évolution en parallèle et comment ils et la rejoignent pour la faire avancer. Ces termes techniques que j''ai appris en regardant les interviews des scénaristes de séries américaines n'ont d'intérêt que pour briller en société, l'important est que vous gardiez distinctement en tête votre idée principale et vos idées secondaires. Tout est une question de préparation. Je reviendrai plus tard avec plus de détail sur les "étapes" scénaristiques préalablement définies de Dhampyr et ce qui en découle. A ce stade, ce que je souhaite vous faire comprendre, c'est qu'il n'y a aucune raison de se forcer à trouver un "synopsis" ou une "intrigue" si votre roman ne s'y prête pas. Un roman avec une intrigue claire serait : "Qui est l'assassin de Madame Michu?", mais en ce qui me concerne, je préfère en tant que lecteur être porté en même temps que les personnages dans une histoire qui me surprend (comme la série Lost, pour donner un autre exemple). Ne passez pas trop de temps sur des considérations secondaires comme le "pitchage" de votre histoire. Bernard Pivot va me tuer pour avoir osé écrire ce mot.
Comment acquérir et développer un style d'écriture propre?
Fausse question. Je comprends cette inquiétude, mais dès le moment où je me suis moqué de la forme pour "dire la vérité", je me suis libérer de fardeaux mentaux que je me mettais pour me forcer à m'impressionner moi et les autres par une écriture dont la forme artificielle avait plus de poids que le fond qu'elle était supposée devoir porter. Certes, me direz-vous, mais concrètement? Eh bien concrètement, ça veut dire : ne chargez pas trop en effets de style, n'essayez pas d'impressionner, mais n'hésitez pas pour autant à lâcher votre prose si votre inspiration s'anime spontanément sur le moment. Et re-li-sez-vous! Juste après avoir fini et plus tard, et bien plus tard encore. Ça paraît idiot, mais c'est un tiers du boulot. Même J. K. Rowling le fait. Quant au style final à proprement parlé, nous avons tous notre manière d'approcher les mots, et c'est tout le charme de l'écriture. Ainsi, certains voient (parfois à raison) mon style comme un peu balourd car je fais de trop grandes phrases, et trouveront plus de charme à un style plus direct et simple. Ils auront peut-être raison ou pas, le reste c'est un peu les goûts et les couleurs. Nous avons tous notre style, si tant est qu'il soit naturel. Ne croyez pas vous améliorer en vous forçant à le changer, mais ne croyez pas non plus que vous ne pouvez pas vous améliorer. Voici mon dernier conseil sur ce point : ne vous préoccupez pas de la forme dans un premier temps. Ecrivez d'abord avec votre cœur. Soyez authentiques. Tout le reste, les mots et les figures de style, ça n'est jamais rien que de la fioriture. Si ça vous fait vibrer en l'écrivant, ça a de grandes chances de faire vibrer vos lecteurs. Mais relisez-vous soigneusement.
Le problème "Je suis le prochain Tolkien"/"Tout ce que j'écris, c'est une grosse bouse fumante".
Ah oui, la vieille rengaine... Ça m'arrive de pondre un chapitre d'une traite en me disant que je viens d'écrire un joyau de littérature, et de me relire la même chose le lendemain et de me dire que je mérite la lapidation tellement c'est minable. Bon, entre la cuite et le réveil-gueule-de-bois-artistique, quand je suis "sobre" d'écriture, mon opinion sur mon propre travail serait qu'il ne fait pas "pro", mais qu'il y a là malgré tout du potentiel pour faire un vrai bon bouquin à montrer au monde réel sans avoir à rougir comme une collégienne devant un poster de Zac Efron. Et alors? Je ne sais pas vous, mais je n'écris pas pour m'assoir à côté de Jean d'Ormesson, à l'académie française, ni pour payer mes impôts et un chalet en Suisse avec les rentes de mon futur best-seller. J'écris avec mon cœur, et je me dis que si ça me fait vibrer, ça fera vibrer les autres (et ceux qui disent que je radote, et ben... ils ont raison). Dans le fond, et on le sait tous très bien, tous les artistes sont des êtres mégalos et arrogants en puissance. Enfin, c'est ce qui nous fait écrire sur le moment. Faut pas se leurrer, ni se juger, ni y croire constamment, d'ailleurs. Alors réécrivez, et essayez de coller au plus vrai, en vous laissant porter par l'histoire. C'est comme ça qu'on arrive à pondre un truc plutôt pas trop mal. Avec quelques moments de grâce, et de vraie bonne prose. Il ne restera alors plus qu'à convaincre les lecteurs qu'on est vraiment toujours aussi bons. Et pour cela, osons nous en convaincre nous-même, ne serait-ce que le temps d'avancer d'encore quelques lignes.
Un jeune auteur dépressif qui craque
Comment est-ce que se passe l'écriture de Dhampyr?
Pour commencer, avant Dhampyr, j'ai commencé par deux fois à écrire des histoires, mais ça s'est essoufflé après quelques pages (c'était il y a quelques années). Ceci dit, je ne me suis pas gêné pour m'auto-plagier et garder le "best of" (si on peut dire...) de ces embryons d'histoires et d'en réintégrer quelques idées dans Dhampyr. Le temps pour rédiger un chapitre varie vraiment beaucoup, entre un jour et deux mois (on ne rit pas). J'écris l'après-midi et le soir, parce que jusqu'ici l'inspiration ne pointe son nez chez moi qu'à ces heures. Et j'écris en écoutant de la musique, si possible sans paroles, ou en tout cas pas en français pour pouvoir rester concentré sur les mots que j'écris. Quant à savoir comment je procède, eh bien, disons que j'ai appris de mes deux précédentes tentatives d'actes littéraire. Auparavant, j'écrivais "au fur et à mesure d'un seul jet". J'imagine que ça dépend des auteurs, mais je dirais de façon générale, à moins que vous ne soyez le ou la future Beethoven de la littérature (ce que vous n'êtes pas), eh bien je crois qu'il vaut mieux s'organiser avant de prendre concrètement le taureau par les cornes. Ne vous vexez pas parce que j'ai dit que vous ne seriez pas un(e) génie de la prose, prenons tous une cuillerée d'humilité et mettons-nous donc au travail.
Comment s'organiser avant d'écrire?
Ou plutôt, voici comment moi, je m'organise. Ca ne vaut probablement pas pour tout le monde, mais si ça a marché pour moi, eh bien autant vous en parler, autrement vous ne liriez pas ces lignes, je suppose. Eh bien, pour commencer, j'ai voulu éviter d'avoir une histoire qui "part en cacahouète" et j'ai pris de bonnes résolutions dès le départ. Surtout que je savais que ça ne serait pas une nouvelle, et que l'affaire ne serait pas réglée en une semaine. Comment m'y suis-je donc pris? Pour commencer, j'ai sur mon ordinateur un répertoire "Dhampyr", dans lequel j'ai beaucoup de fichiers texte. Par exemple : "Lieux", "Mythologie de l'histoire", "Liste des orphelins connus". Mais aussi et surtout : "Profil Loublin", "Profil Géraud", avec dedans leur âge, description physique, personnalités, tics (pratique pour plus de réalisme) et hobbies, passé, futur. Mais aussi les peurs, les ambitions (cachées ou non), les liens avec les autres persos, les secrets éventuels, etc... Tout ça s'agrémente au fur et à mesure. A côté de ça, j'ai effectivement un fichier "squelette de l'histoire", avec (en gros) : Partie 1 de Dhampyr : Géraud mord Gildas, est puni (arrachage canines, effacement mémoire par Loublin & Mercier), réveil dans grenier sans souvenirs, etc, etc. Tout ceci est devenu de plus en plus détaillé au fur et à mesure. Parallèlement, j'ai un gros fichier doc avec tous les premiers chapitres qui se suivent. Ce fichier doc est copié sur une clé USB, deux disques durs, et en archive sur une adresse mail (accessible de partout), le tout régulièrement mis à jour. Par ailleurs, dès que j'ai écrit une nouvelle scène sur ce fichier doc, je l'efface du fichier texte "Liste des évènements". Je sais ainsi constamment où j'en suis et où je vais. A ce propos, il ne faut cependant pas hésiter à être flexible, s'adapter et modifier en fonction de la tournure que prennent les choses, et les idées intermédiaires. L'histoire de Dhampyr étant complexe, j'ai régulièrement procédé à des corrections et ajouts. Dans ce fichier regroupant la liste des scènes, plus on va loin dans ce fichier, plus c'est flou et grossier. Je ne peux détailler que les scènes proches et certaines scènes importantes, jusqu'à la fin.
Quelles sont les sources d'inspirations?
Dans mon dossier Dhampyr, j'ai aussi plein d'autres trucs, des images (comme celle d'une forêt ou d'un grenier) qui m'inspirent à visualiser (je pense en mettre en ligne plusieurs bientôt), et des musiques qui m'aident considérablement à écrire. Etant un compositeur de musique à la base (amateur aussi), j'en ai vraiment besoin pour fixer des scènes et des personnages. Je n'ai d'ailleurs pas hésité à changer un peu certains persos et intrigues pour qu'elle soit plus fidèle à certaines chansons. Mes compositions vont s'orienter vers l'histoire, je souhaite à terme les mettre aussi en ligne sur le site dans la partie Musique. Quant à mes autres inspirations, elles sont trop nombreuses pour être citées (livres, séries, chansons, films...) mais je dirais simplement ceci : j'ai fait le choix de "boycotter" artistiquement tout ce qui se rapporte aux Vampires & Cie pour ne pas être influencé malgré moi et faire sans le vouloir une "resucée" (le mot est de circonstance) de ce qui a déjà été fait, bien que ça soit de toutes façons inévitable. Le mieux est de piocher ce qui nous plait dans des œuvres n'ayant pas de lien avec ce que l'on fait, pour avoir des influences vraiment originales, ouvrant un regard neuf sur un thème parfois classique. Je n'ai par conséquent pas vu/lu Twilight. J'ai d'ailleurs commencé Dhampyr bien avant que ça ne soit connu et que la mode des vampires ne revienne. Et non, je n'ai rien contre Robert Pattinson en particulier.
Est-ce que c'est tout?
Je ne pense pas avoir davantage à ajouter sur le sujet pour l'instant (et je crois avoir été assez bavard). J'espère ne pas avoir été barbant ou prêchi-prêcha. Cependant, n'hésitez pas à me dire si vous avez d'autres questions sur l'écriture, sur le projet Dhampyr ou d'autres sujets encore. Avant de terminer, je vous présente deux très bons bouquins très utiles et pratiques si vous souhaitez vous lancer dans la magique aventure de l'écriture :
- Stephen King - Ecriture : mémoire d'un métier
- Orson Scott Card - Comment écrire de la fantasy et de la science-fiction
Et enfin pour terminer, cher lectrice et cher lecteur, je ne résiste pas à vous poser à mon tour quelques questions :
Que lisez-vous?
Comment avez-vous connu Dhampyr?
Est-ce que vous écrivez, vous aussi?
Avez-vous déjà parlé spontanément de Dhampyr site (autour de vous ou sur le net)?
Que pensez-vous que je pourrais améliorer (en général et en particulier)?
Et plus personnellement, qui êtes-vous? Pouvez-vous vous présenter?
Je vous remercie une fois de votre lecture et vous dis à très bientôt, dans les commentaires! ;o)
Ludo.



Commentaires
J'avoue, je n'ai pas encore eu le temps de lire Dhampyr: je viens tout juste de découvrir ton site par l'article sur Génération Linux. Mais en bonne fan de vampires, je l'ai ajouté dans mes bookmarks et mes liens. :-)
Après lecture de cet article, je suis impressionnée de voir à quel point ta manière d'aborder l'écriture est proche de la mienne, notamment le fait de laisser les personnages guider l'histoire eux-mêmes. Tu n'aurais pas fait du jeu de rôle, par hasard? En tout cas, je ne peux qu'approuver ton conseil de relire ses texte longtemps après, et de les re-relire très longtemps après. C'est fou comme son propre style évolue en quelques années! Un truc qui aide bien, d'ailleurs, ce sont les ateliers d'écriture. Sur le coup, on ne s'en rend pas compte, mais à la longue, on fait de vrais progrès.
Enfin en tout cas, bonne chance dans ton écriture. Je me mets à la lecture dès que j'ai un petit moment. :-)